Nos cousins

Adèle l'Atèle


Les Atèles, on les surnomme aussi "singes-araignées"... et pour cause, avec leurs quatre membres démesurés et leur queue aussi habile à attraper une branche qu'une main, ils sont les plus doués grimpeur à l'ouest du Pécos... et à l'est aussi, d'ailleurs ! On peut les croiser dans les arbres sud-américains.

 

Baudoin le babouin

Les babouins forment des bandes organisées qui écument les savanes africaines. Il règne -en apparence- dans chaque clan une discipline quasi militaire. Ils se déplacent régulièrement à la recherche d'arbres à dépouiller ou de quelques menues bestioles à boulotter. En fait, ce sont les femelles qui mènent la troupe grâce aux subtiles relations amicales qu'elles savent nouer entre elles. Les mâles sont chargés de la sécurité  et passent une partie de leur temps à se disputer les bonnes places.

Lolo la bonobo

Les bonobos sont des sortes de chimpanzés au corps élancé, logeant dans la forêt tropicale africaine, au sud du fleuve Congo exactement. Comme les Chimpanzés, ils sont très très proches de nous.  Il sont exceptionnels à bien des égards et notamment dans la façon qu'ils ont d'être ensemble : Chez les Bonobos, ce sont les dames qui commandent, ce qui est déjà rarissime chez les singes. Et chaque fois qu'un événement vient perturber la colonie, ils se mettent à se papouiller, à s'embrasser,à se frotti-frotter, à tout ce que voulez... bref, ils ont choisi de régler leurs conflit par le sexe...

malheureusement, ces magnifiques cousins sont de moins en moins nombreux... entre 10 et 50 000.

  José le Chimpanzé

Nos célèbres cousins sont considérés comme les surdoués de la famille primate -après nous bien sûr!..- . Non seulement ils savent fabriquer tout seuls comme des grands de petites cannes à pêcher les termites, mais en plus, les chimpanzologues viennent de se rendre compte que ces zozos-là sont culturels... chaque groupe à ses propres us et coutumes... un peu comme nous, quoi!... c'est d'ailleurs ce qui est troublant avec eux : plus on les étudie et plus ils ont l'air de vouloir nous ressembler!

bien qu'ils soient les plus nombreux des "grands singes", leur situation n'est guère brillante : ainsi en Côte d'Ivoire, leur effectif a chuté de 90% en dix ans! Aîe!

Raymond le gibbon

Communiqué : "Le comité asiatique des gibbons -S.A.G.- tient à protester contre certaines allégations à propos de capacités sois-disantes exceptionnelles des singes-araignées qui seraient les meilleurs grimpeurs aux arbres du monde... Et bien ce n'est pas vrai!... Nous les gibbons, on est nettement meilleurs pour jouer à Tarzan et en plus on n'utilise pas le subterfuge d'une queue "préhensile" pour la bonne et simple raison qu'on n'en a pas!...Et toc!"

Jean le gorille (dit Rouletabille)

Lui, c'est un balèze : 1 mètre 80 et 200 kilos pour les plus costauds!... Et pourtant, n'y a pas plus doux qu'un gorille... Chez eux, on vit tranquillement dans la forêt africaine, Monsieur Mâle entouré de ses dames et de ses rejetons.  On passe son temps à grignoter des tiges tendres et toutes sortes de feuilles. Contrairement à son très proche cousin chimpanzé, on n'utilise pas d'outil... simplement parce-que on n'en a pas besoin.

 

Bernard l'hurleur noir

Bon d'accord, ils sont un peu bruyants ces singes hurleurs. Et leurs voisins des forêts sud américaines sont bien parfois un peu excédés... Mais c'est pour la bonne cause. Dans la forêt, la visibilité est plutôt mauvaise alors, les cris, c'est ce qu'il y a de mieux pour se faire signe. Mais chez les hurleurs, qu'on entend hurler à plusieurs kilomètres, les vocalises sont à la base de leur société non-violente puisqu'on ne se bat que comme ça, à coup de cris, de ululements et d'invectives. Un exemple pour beaucoup d'autres singes...

 

Joris le loris

Le Loris appartient à une lignée assez éloignée de la notre (un peu moins que les lémuriens mais tout de même). Il vit très lentement dans les arbres d'Afrique ou d'Asie  où il grappille un peu de tout - fruits, feuilles, larves d'insecte. Sa lenteur et sa patience sont légendaires, puisqu'il peut rester des heures agrippé à une branche, sans bouger un cil.