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Trop froid pour un dino
C'est ce que l'on pourrait dire du climat actuel. En effet, à l'époque de ces grands benêts de dinosaures, il faisait beaucoup plus chaud. Les études réalisées sur les sédiments calcaires indiquent que les températures globales à l'époque étaient de douze à quinze degrés au-dessus de celles d'aujourd'hui !
Après la disparition de ces lézards bipèdes, il y a 65 millions d'années, le climat n'a pas cessé de se refroidir. Vers -25 millions d'années, les pôles ont gelé, se couvrant d'une calotte de glace. Et depuis une dizaine de millions d'années, des périodes très froides, les glaciations, se sont succédées à un rythme de plus en plus soutenu.
La dernière a atteint son maximum vers -20 000 ans, avec une température globale inférieure de 4,5°C à celle qui fait référence aujourd'hui. On considère que cette glaciation s'est arrêtée il y a 10 000 ans environ. Depuis, le climat n'a cessé de se réchauffer... progressivement.


Et puis voilà que l'on se met à inventer des tas de machines qui marchent au charbon et au pétrole, dégageant dans l'atmosphère des tonnes de dioxyde de carbone et d'autres cochonneries. Le souci, c'est que ces gaz sont des gaz à effet de serre, c'est à dire qu'ils augmentent la capacité de l'atmosphère à se réchauffer.
Et, forcément, on assiste à une augmentation des températures. En moyenne mondiale, cette augmentation a été de 0,6°C au cours du dernier siècle. Elle a été d'au moins un degré en Europe et sans doute davantage au pôle nord
.
Tous les experts envisagent une augmentation encore plus importante au vingt-et-unième siècle : +2°C si on arrête de polluer, +4 à +6°C si on continue comme maintenant.
Quatre degrés de plus, c'est ce qu'il y a eu entre -20 000 ans et -5000 ans. On est donc en train de réussir en deux cents ans ce que la nature met quinze mille ans à faire ! Avec quelles conséquences ?

Eskimos les pieds dans l'eau
La première conséquence est en cours, c'est la fonte des glaces. La banquise se réduit aussi bien au nord qu'au sud. Celle du nord a perdu en cinquante ans près de la moitié de sa surface et au moins un tiers de son épaisseur.
Et cette disparition de la mer gelée a des conséquences à son tour : l'ours blanc a de moins en moins d'espace de chasse et il est obligé d'aller fouiller les décharges publiques des Inuits occidentalisés, ce qui est assez désagréable pour un ours blanc. Mais, bon, à la limite, on peut s'en passer des ours blancs - houlà, je sens que les écologistes sentimentaux viennent de sauter en l'air !
Ce qui est plus gênant, c'est que si la surface de glace diminue, cela diminue la quantité de rayonnement solaire réfléchi - car la glace est un bon réflecteur, c'est pour cela qu'elle paraît blanche. Du coup, la quantité de rayonnement absorbé par la mer augmente... et la mer se réchauffe. Et moins il y a de glace, plus la mer se réchauffe.
Or, si la mer polaire se réchauffe trop, qui va absorber l'excès de chaleur venant des tropiques ? Personne ! Et il fera donc de plus en plus chaud ! On n'est pas sorti de l'auberge, donc !

Qui est contre le réchauffement du climat  ?
Pourtant, la dernière grande réunion internationale qui devait sauver l'humanité du désastre climatique s'est soldée par une belle déclaration qui sera sans effet. Est-ce si étonnant que cela ? Qui a vraiment envie qu'on empêche le climat de se réchauffer ? Pour les Russes et les Canadiens ce serait plutôt une aubaine : d'immenses territoires aujourd'hui glacials s'ouvriraient : champs de pétrole, de gaz, mines en tous genres et même d'énormes surfaces agricoles. Donc, ils ne feront croire à personne qu'ils sont contre le réchauffement du climat. Les Étasuniens et les Européens_? Quand on sait ce que représente comme quantité d'argent les activités qui dégagent du CO2 - voitures, chauffage, chimie, agro-industrie, plastiques... - personne ne se risquerait à faire diminuer cette manne - ainsi, en France, l'encouragement, l'année même du sommet de Copenhague, à acheter toujours plus d'autos. Et puis, ce risque « écologique », c'est le meilleur argument pour vendre nos belles centrales nucléaires, même à des pays qui n'en n'ont pas besoin. Attendons plutôt la fin du pétrole, pour voir.
Les Indiens, les Chinois ? Eux ils veulent avant tout rattraper tout le monde économiquement. Après, on discutera. Les Brésiliens ? Ils font partie de ceux qui profitent de cette peur du réchauffement en produisant et vendant des mégatonnes de « bio-carburants ».
Alors qui ? Les habitants des îles Tuvalu, les Africains qui ne voient rien de bon dans ce changement climatique, et les ours blancs. Mais d'ici que les ours blancs aient droit de vote à l'ONU...